Lever
1h avant le reveil. Excité moi ? Jamais. Dès
Orly le défilé commence, je croise des
stars partout : au kiosque à journaux, au check-in,
aux WC. Dans l'avion Claudia Cardinale et Loana font
le forcing pour s'asseoir à côté
de moi. Sans succès. 2h30 plus tard, le taxi
me dépose à mon hotel, à 150m du
palais.
L'accréditation autour du cou comme un chien
en laisse, je
rode autour des salles de projection et me décide
pour Winter Warrior.
Projeté en vidéo sur un écran de
2m² dans une salle du marché, ce film est
une resucée de Braveheart tourné avec
les décors naturels du Seigneur des
Anneaux et le réalisme de Loft Story. Sortie
discrète au bout de 10 minutes.
Il
est déjà 18h30, il faut trouver un plan
pour ce soir. Inutile d'espérer
une place pour la soirée d'ouverture à
19h, je me mets donc en quête d'un
ticket pour la séance de rattrapage à
23h quand le téléphone sonne. «
J'ai
deux places pour la soirée d'ouverture, ça
te dit ?». « Qui est à l'appareil
? » demande-je, incrédule. « Candice
».. « Candice, que dieu te bénisse
».
15 minutes plus tard, déguisé en pingouin
dégoulinant de sueur je tente
désespérément d'accrocher mon noeud-pap
avant de fouler le tapis rouge. Je
me retrouve sur les marches aux côtés de
Jeanne Balibar, magnifique dans une
robe translucide aux reflets dorés que je ne
me souviens pas lui avoir
offert. Suivront David, Sharon, Michelle, Rosanna et
les autres.
Une
fois dans le palais, confortablement installé,
je regarde Virginie Ledoyen
visiblement impressionnée, bafouiller son dicours
d'ouverture. Puis débute
la retrospective de Gilles Jacob et enfin Woody Allen
fait son entrée. Je me
lève pour une... standing ovation en solitaire.
En deux phrases il conquiert
la salle déjà acquise à sa cause...
et revèle en même temps la fin de son
film. Sacré Woody. Cannes débute par une
fin hollywoodienne !
Après
la projection une rumeur parcourt la croisette : il
n'y aurait pas de
soirée d'organisée ce soir... qu'à
cela ne tienne, une bière et au lit :
couché 3h, réveil à 8h. Certainement
la nuit la plus longue de la quinzaine.
Thomas
P & Boris P